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  L'Ecole de commerce force un étudiant à jouer les proxo , il en meurt

 

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 Discussion :

L'Ecole de commerce force un étudiant à jouer les proxo , il en meurt

 
n°508785
legendre6
Posté le 30-08-2007 à 16:53:57  profilanswer
 

http://www.marianne2007.info/Accid [...] a1804.html
 
 
Une école de commerce ( à 9000 euros les trois ans d'études ) a forcé un étudiant à faire un stage bidon à l'étranger qui s'est révélé être la façade d'une entreprise de proxénétismeb ( en Thaîlande )  . En dépit des terribles "conditons de travail" , l'école a fait pression sur l'étudiant pour qu'il poursuive son "activité" .
 
Il a subit des agressions , dont le dernier l'a plongé dans un état végétatif . Il va mourir . L'école nie sa responsabilité dans le décès annoncé de l'étudiant . Aux questions d'investigation des journalistes de Marianne , le porte-parole de l'EGC de St Malo déclare que ce magazine a si peu de lecteur qu'il est inutile qu'il se fatigue à apporter des réponses ( à la tragédie arrivée à l'un des étudiants de son établissement dans l'exercice d'un stage obligatoire dont l'école savait les conditions de travail incompatibles avec une formation professionnelle decente , puisqu'averti à maintes reprises par l'étudiant ).
 
Pour bon nombre d'escrocs de l'enseignement , une école de commerce gère un business avant tout , c'est une entreprise d'abord , la sécurité et la qualité de l'enseignement , ils en ont  rien à foutre .
 
Récit :
 
Accident mortel de Benjamin Danielou : on achève bien les stagiaires...
Deux ans après les faits, l'école de gestion de la chambre de commerce de Saint-Malo refuse de reconnaître toute responsabilité dans l'accident mortel de Benjamin Danielou. Son père porte en justice l'affaire et interpelle le président Sarkozy pour imposer un cadre juridique plus protecteur aux stages, car le cas de son fils n'est pas unique. Enquête et témoignages.
 
 
 
Benjamin Danielou en Thaïlande, blessé au genou.
Voilà deux ans que Benjamin Danielou est plongé dans un coma végétatif suite à un accident grave de deux roues. Ce Malouin, âgé de 22 ans, était parti faire un stage en Thaïlande entre la deuxième et la troisième année de l'Ecole de Gestion et de Commerce de Bretagne (EGCB) quand il a été percuté par un véhicule avant d'être transporté à l'hôpital de Pattaya, la ville où il travaillait. Or, selon son père, cet accident aurait pu être évité si son établissement avait pris soin de vérifier les conditions de ce stage. Maxime Danielou a décidé de porter devant la justice l'histoire de son fils afin qu'un précédent juridique permette un meilleur encadrement des stagiaires.  
 
Rappel des faits  
Quand l'EGCB envoie Benjamin en Thaïlande pour effectuer le stage obligatoire de 13 semaines en mai 2005, Maxime Danielou est confiant. Les mails que son fils envoie à l'école n'ont pourtant rien de rassurant : il y décrit des semaines de 70 heures, sans jour de repos, s'inquiète des conditions de travail... Mais l'administration de l'école le somme de « tenir ». Le descriptif de poste évoque une mission de comptabilité dans une entreprise de tourisme, alors que le jeune homme n'a jamais reçu de cours dans cette matière. Selon l'enquête réalisée sur place par son père, Benjamin avait en réalité pour tâche de mettre à jour le site de son employeur et de recruter des « caddies » pour les golfeurs européens venant séjourner en Thaïlande. Cette société, qui n'était pas immatriculée par les autorités, s'adonnait en réalité à de la prostitution déguisée, une spécialité locale.  
 
Fin juin, pendant une balade avec sa petite amie qui l'avait rejoint, Benjamin est agressé au revolver. Il maîtrise son assaillant qui le blesse au genou avec un couteau. Son père demande à son école le rapatriement immédiat de son fils, ce que l'on peut comprendre. Mais l'école refuse, arguant qu'il doit finir son stage ! Benjamin lui-même semble vouloir demeurer sur place mais on l'imagine sous pression : les mails envoyé par son établissement insistent lourdement sur l'importance de ce stage pour son cursus. Le 3 juillet, le jeune homme est grièvement blessé au crâne dans un accident de vélomoteur. Rejoint par sa famille, il est rapatrié à la fin du mois. Amené par ses parents de spécialiste en spécialiste, Benjamin demeure dans un coma végétatif pendant deux ans. Au dernier diagnostic, émis par le Professeur Nakache, à la Pitié-Salpêtrière, aucune rémission n'est possible. De son côté, l'école n'a jamais déposé de déclaration d'accident du travail.  
 
Défaut d'assurance et dénie de responsabilité  
Interrogé par un reporter du Pays Malouin, hebdomadaire local, Patrick Charpy, directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Malo, gestionnaire de l'école, rejette toute responsabilité. Sa seule réponse consiste à demander à Maxime Danielou de prouver que l'accident de son fils a eu lieu pendant ses heures de travail. L'école avait-elle pris le minimum de précautions qui s'imposent quant au lieu du stage de Benjamin ? Pour toute vérification, Patrick Charpy confesse avoir seulement visionné le site Internet de l'entreprise. Le bureau des accidents du travail de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) d'Ille-et-Vilaine se refuse à tout commentaire, attendant les résultats de l'enquête qui débute demain et qui devrait comprendre l'audition de l'employeur sur place par un inspecteur du travail.  
 
Malgré les demandes répétées du père de Benjamin, l'école a assuré qu'elle ne déposerait jamais de déclaration d'accident. Qui plus est, le dossier qu'elle lui a transmis sur son fils ne contenait pas le formulaire L-1378, nécessaire à la couverture par la CPAM des stagiaires à l'étranger. Un responsable de l'école a même confié à Maxime Danielou que l'établissement n'avait pas contracté d'assurance complémentaire pour couvrir les étudiants en stage. Un comportement qui suggère une hypothèse terrifiante pour expliquer ce silence : en cas d'accident déclaré, l'EGCB aurait été tenue pour responsable… Et l'addition aurait été salée.  
 
« Terrible concours de circonstances banales »  
Ce n'est cependant pas sur ce point que l'avocat du père, maître Pivet, compte porter plainte auprès du procureur de la République mais pour « mise en danger de la vie d'autrui par manquement à une obligation de sécurité. » « L'école n'a pas vérifié le lieu, l'entreprise, la cohérence du stage avec le cursus, argumente l'avocat. Devant l'inquiétude de Benjamin, les responsables de l'école ont fait pression pour le convaincre de rester sur place : ces circonstances ont permis l'accident. » Julien, porte-parole du collectif Génération précaire, livre un constat funeste : « C'est un terrible concours de circonstances banales : nous avons régulièrement des histoires de ce type qui nous sont rapportées. Certains stagiaires reviennent avec le palu, travaillent pour des entreprises louches, sont réduits à un état proche de l'esclavage… Décline-t-il. Dans l'histoire de Benjamin, la fin est tragique mais tout le reste est malheureusement très classique. »  
 
Maxime Danielou mise sur le caractère exemplaire d'une telle affaire : « Si un bébé tué par un chien force le gouvernement à mettre en place une nouvelle législation sur les molosses, j'espère que le drame de mon fils pourra au moins amener à une loi qui protège mieux les stagiaires. » Déterminé, il a envoyé une lettre au président de la République (voir document ci-dessous) où il résume les conditions dans lesquelles Benjamin a été envoyé en stage. Une lettre qui, Maxime Danielou le promet, ne sera pas la dernière si elle demeure sans suite.
 
En complément de cette enquête, Marianne2007.info vous livre en exclusivité deux extraits du Parcours du combattant stagiaire, ouvrage à paraître aux éditions Mille et une nuits le 12 septembre, réalisé par des membres du collectif Génération précaire. L'occasion de préciser le contexte dans lequel l'affaire Benjamin Danielou s'inscrit :  
 
Le stage à l'étranger, une pratique à la française souvent désinvolte…  
 
« Le modèle d'un employeur individuel recrutant des stagiaires pour toutes ses tâches productives est encore plus redoutable s'il peut jouer des distances, des différences de culture et de législation. C'est un point à considérer quand on choisit un stage à l'étranger. Des filets de sécurité sur lesquels on compte en France, comme la couverture sociale, sont souvent en option dans ces stages improvisés.  
Évoquons le cas malheureux d'un jeune homme employé en stage par un tour opérateur comme guichetier sur un site marocain, sans convention de stage, et donc sans couverture de santé, qui a dû être rapatrié en urgence à cause d'une déshydratation sévère consécutive à des semaines de travail dans une cahute non climatisée… Retour à la maison en catastrophe, et tout à sa charge !  
D'aucuns vont jusqu'à s'endetter pour le voyage, le logement. »  
 
Le grand mutisme  
 
« Stage : sujet sensible dans la « famille France ». Une omerta générationnelle a perduré pendant trente ans, depuis l'époque où l'on pouvait « trouver du boulot du jour au lendemain ». Pourquoi est-il impensable aujourd'hui d'apprendre sur le tas ? Pourquoi les entreprises dédaignent-elles leur mission de formation ? Est-il seulement possible de « commencer » dans la vie active ? Questions impertinentes que se pose le jeune Français en 2007, quand l'inoxydable sexagénaire, qui pense avoir inventé la jeunesse en 1968, fait semblant de ne pas entendre… On l'a martelé il y a une dizaine d'années : la France est à la traîne en matière de stages. Le chômage étant ce qu'il était au début des années 1990, on a accusé les étudiants d'être trop scolaires et de ne pas s'adapter aux besoins des entreprises. On a pointé du doigt les universités et leur incapacité à se rapprocher du monde du travail. (Ce qui n'était pas tout à fait faux, soit dit en passant.) Les organismes d'orientation et d'insertion professionnelles se sont alors emparés du stage, le désignant comme la passerelle magique qui relierait instantanément la faculté aux entreprises. Le stage est propulsé au rang d'évidence avant même que sa pratique ne se généralise à la faculté. On ne conteste pas une évidence, et pourquoi poser des questions « naïves » ? Nul besoin de le définir à outrance ou de jouer les rabat-joie en posant un cadre législatif : le stage est la solution, à la fois formation et terrain, université et entreprise, académique, mais branchée… Car les grandes écoles ont été les précurseurs en ce domaine, elles ont vite fait de lancer la mode. […] La part de production et de responsabilités a largement augmenté, notamment pour les stagiaires en fin de cursus, alors que la part de formation a peu à peu diminué. Une vraie peau de chagrin dans certains cas ! Plus le stage s'est répandu, plus il a perdu de sa valeur. Il faut en faire toujours un de plus. Et l'emploi promis s'éloigne à vue d'œil. La question de la masse de travail fournie par les stagiaires se pose donc aujourd'hui, maintenant que nous dépassons les 800 000 individus stagiaires, chaque année, mis à la disposition des entreprises ! Le manque à gagner en cotisations sociales et patronales est très important pour l'État. Alors que la part productive des apprentis est gratifiée et s'inscrit dans la croissance du pays, celle du stagiaire n'est reconnue nulle part. »
 
 
 
 
LA SUITE :
 
http://www.marianne2007.info/Affai [...] a1807.html
 
Affaire Danielou suite : le père de Benjamin interpelle Nicolas Sarkozy (document) et la chambre de commerce s'explique … très peu
Marianne2007.info publie la lettre envoyée par Maxime Danielou au président de la République et la réaction passionnelle des responsables de la Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Malo à l'affaire.
 
 
Suite de l'affaire Danielou que nous avions révélé dans l'article « Accident mortel de Benjamin Danielou : on achève bien les stagiaires. »  
 
Comme les internautes l'ont sûrement remarqué, la Chambre de commerce et d'industrie du Pays de Saint-Malo (CCI), tutelle de l'école de gestion de Benjamin Danielou, s'est montrée fort discrète dans notre dernier article sur le terrible accident de son élève en Thaïlande. Nous avions supposé que derrière ce mutisme se cachait un certain malaise quant aux implications d'un tel drame pour un établissement supérieur qui justifie notamment les 2900€ de frais de scolarité annuelle de sa formation par le classement en tête du réseau des EGC (écoles de gestion et de commerce) dans le palmarès des écoles de commerce de l'hebdomadaire Challenges, paru le 15 décembre 2005. Mais nous ne pouvions imaginer à quel point nous étions en deçà de la réalité ! Reprenons.  
 
Injoignable mardi 28 août avant la publication de notre premier article, le directeur général a bien voulu nous parler mercredi 29 août, refusant cependant de répondre à nos question à cause de notre article, jugé « trop partisan. » « Je ne souhaite pas communiquer sur l'affaire, nous a-t-il expliqué. Puisque j'apprends que Maxime Danielou compte nous attaquer en justice, je réserve mes réactions au cadre judiciaire. » Patrick Charpy, après avoir critiqué notre déontologie, nous a conseillés (sic!) de « demander à Maxime Danielou pourquoi ses deux autres enfants s'étaient suicidés. » De son côté, le père de Benjamin nous avait, en effet, expliqué que la mort de son fils l'avait d'autant plus affecté qu'il avait perdu deux enfants quelques temps auparavant. Des faits que nous vérifierons très vite, mais qui sont difficiles à prendre au sérieux de la part d'un responsable qui refuse de répondre aux trois questions qui mettent en cause la responsabilité de son école, et qui demeureront quelle que soit la réalité du passé de la famille Danielou :  
1. Quelles vérifications avaient été faites sur l'entreprise où devait être effectué le stage ?  
2. Pourquoi avoir refusé le rapatriement après l'agression de Benjamin Danielou ?  
3. L'école a-t-elle contracté une assurance couvrant le stagiaire à l'étranger au préalable ?  
Patrick Charpy, n'ayant plus rien à nous dire, a donc passé le combiné au président de la CCI.  
 
Youenn Le Blouch a repris l'argumentaire de son directeur général tout en y a ajoutant un jugement très personnel quant à la qualité de l'article. Il s'est d'abord étonné que nous jugions urgent de publier une enquête sur l'affaire, alors que les faits avaient eu lieu deux ans auparavant. Supposant, à tort, que Maxime Danielou nous avait contactés il y a bien longtemps, il a soutenu que l'article était partie intégrante de la  
« campagne » du père de Benjamin et que le titre de notre article était « vendeur comme savent le faire les journalistes. » Après quoi, le président de la CCI a clos l'entretien par un scud, qu'il croyait imparable : « vu le peu de gens qui lisent votre journal, je ne vois pas l'intérêt d'y répondre » avant de nous raccrocher au nez (1). Nous lui souhaitons la visite prochaine de TF1 et de France 2. Non pas pour faire la promotion de l'établissement dont il a la charge, mais pour que les pouvoirs publics prennent conscience de la nécessité impérieuse de renforcer la protection des stagiaires. A Saint-Malo comme ailleurs.  
 
(1) L'attaché de presse de la CCI n'a sans doute pas informé son Président que la diffusion de Marianne dépasse cet été les 300 000 exemplaires et que les lenquêtes de lectorat nous créditent de plus d'un million de lecteurs; le site Marianne2007.info, quant à lui engrange entre 500 000 et un million de visites par mois.
 
Lettre adressée par Maxime Danielou, le père de Benjamin, au président de la République.  
 
 
 
Maxime DANIELOU  
35400 SAINT MALO  
 
 
Monsieur Nicolas SARKOZY  
Président de la République  
55, rue Faubourg St Honoré  
75008 PARIS  
 
Objet : Mort de mon fils, étudiant en stage.  
 
SAINT-MALO, le 15 août 2007  
 
 
Monsieur le Président de la République,  
 
J'ai l'honneur de vous informer qu'en juillet 2005, notre fils âgé de 20 ans a été victime d'un terrible « accident » alors qu'il effectuait un stage international en Thaïlande dans le cadre de ses études.  
Depuis cette date, il est entré dans un coma végétatif irréversible. Il va mourir.  
Cela ne serait qu'un triste fait divers si le contexte de ce drame ne révélait pas :  
 
• Des dysfonctionnements graves au sein de son Etablissement d'Enseignement.  
• L'urgence de protéger les stagiaires par un cadre juridique clair.  
 
Je ne m'étendrai pas sur les détails de cette affaire.  
La Presse en parlera longuement dans les semaines à venir.  
 
Permettez-moi de vous résumer le contexte en quelques lignes :  
 
• Notre fils Benjamin a été envoyé en stage de comptabilité dans une entreprise thaïlandaise pour 13 semaines, alors qu'il n'avait pas une heure de comptabilité au programme de sa scolarité en 2005.  
• Il s'est avéré que cette « entreprise » n'avait aucun salarié, et ne faisait l'objet d'aucune déclaration d'existence en Thaïlande.  
• Son activité commerciale (séjours de golf en Thaïlande) reposait sur un site Internet, animé par un homme seul, de nationalité britannique qui travaillait à son domicile.  
• Sa véritable source de revenus reposait sur la fourniture de jeunes prostituées aux « golfeurs » et Benjamin était chargé de ce « recrutement ».  
• Benjamin travaillait 7 jours/7 sans le moindre jour de congé.  
• Il travaillait de 6 heures du matin à 22H30.  
• Sans rémunération, sans logement, sans la moindre indemnité.  
• Tous ses frais étaient à sa charge.  
• Il avait informé son Ecole de Commerce de ses conditions de travail démentielles.  
• Il lui avait demandé d'intervenir pour normaliser la situation, et avait souhaité arrêter son stage.  
• Tout lui a été refusé !  
 
• Le 25 juin 2005, Benjamin a fait l'objet d'une agression par arme à feu et arme blanche dans le cadre d'une mission donnée par son maître de stage.  
• J'ai demandé à la Direction de son Ecole qu'il soit mis fin à son stage.  
• Parallèlement, j'ai demandé qu'une déclaration d'accident du travail soit faite.  
• Cette Ecole a refusé d'accéder à mes deux requêtes.  
• Le 3 juillet 2005, Benjamin a été victime d'un « accident » de la circulation.  
• A nouveau, j'ai demandé qu'une déclaration d'accident du travail soit faite.  
• Après 4 semaines en réanimation intensive à Bangkok, et après plusieurs opérations délicates, Benjamin a enfin pu être rapatrié en France dans un état critique.  
• L'Ecole a toujours refusé de procéder aux déclarations d'accident du travail d'usage.  
• Le 2 juillet dernier, 24 heures avant la déchéance des droits de Benjamin, j'ai procédé moi-même à la déclaration d'accident du travail auprès de la CPAM.  
• Après enquête, il apparaîtrait que l'Ecole n'avait pas souscrit auprès de la CPAM l'assurance accident du travail pour Benjamin.  
• Cette assurance est pourtant obligatoire pour toute Ecole envoyant des stagiaires à l'étranger.  
 
Cette dramatique affaire va entraîner la mort de mon fils, jeune stagiaire. Elle va connaître un volet pénal dès le mois prochain.  
 
Vous me pardonnerez d'avoir été un peu long dans l'exposé des faits, mais chaque ligne pointe un dysfonctionnement important comme vous n'avez pas manqué de le remarquer.  
 
A présent, il faut absolument que vous interveniez pour :  
 
• La mise en place d'un véritable statut qui PROTEGE les étudiants stagiaires  
• Pour que des OBLIGATIONS DE VIGILANCE minimales soient imposées aux Établissements d'enseignement.  
 
Il y a trop d'abus en ce domaine. Des millions de Français sont concernés et sont prêts à tout accepter, tout payer et tout subir en croyant assurer l'avenir de leurs enfants.  
 
Trop souvent, ils contribuent à la création d'une "situation d'exploitation négrière" qui convient parfaitement aux Écoles (elles sont payées durant les stages sans contrepartie) et aux entreprises (qui ne payent pas une main d'oeuvre prête à tout).  
 
Pendant ce temps, nos Jeunes donnent le meilleur d'eux-mêmes, acceptent tout et n'hésitent pas à s'exposer aux pires risques quand il le faut pour obtenir un diplôme!  
 
Benjamin en est la preuve. Et il aura trouvé la mort à 20 ans au bout du chemin!...  
Combien sont-ils à être passés près d'une catastrophe similaire?  
 
Je sais que Mme PECRESSE et M. BERTRAND sont en charge de ces problèmes et que le sujet doit être abordé en octobre prochain. Pourriez-vous leur faire part du cas de Benjamin et de nos doléances ?  
 
Recevez, Monsieur le Président de la République, l'assurance de mon profond respect.
 
 
 
ECOEURANT  
ECOEURANT  
ECOEURANT
 :fou:  :fou:  :fou:

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n°508798
allegorie
Profil : Doctinaute d'or
Posté le 30-08-2007 à 17:04:10  profilanswer
 

réussir ou survivre: il faut choisir.

n°508799
allegorie
Profil : Doctinaute d'or
Posté le 30-08-2007 à 17:05:30  profilanswer
 

il aurait dû rentré de lui-même en France et ne plus fréquenter cette école

n°508811
pixma2
Profil : Fidèle
Posté le 30-08-2007 à 17:13:49  profilanswer
 

legendre6 a écrit :

http://www.marianne2007.info/Accid [...] a1804.html
 
 
Une école de commerce ( à 9000 euros les trois ans d'études ) a forcé un étudiant à faire un stage bidon à l'étranger qui s'est révélé être la façade d'une entreprise de proxénétismeb ( en Thaîlande )  . En dépit des terribles "conditons de travail" , l'école a fait pression sur l'étudiant pour qu'il poursuive son "activité" .
 
Il a subit des agressions , dont le dernier l'a plongé dans un état végétatif . Il va mourir . L'école nie sa responsabilité dans le décès annoncé de l'étudiant . Aux questions d'investigation des journalistes de Marianne , le porte-parole de l'EGC de St Malo déclare que ce magazine a si peu de lecteur qu'il est inutile qu'il se fatigue à apporter des réponses ( à la tragédie arrivée à l'un des étudiants de son établissement dans l'exercice d'un stage obligatoire dont l'école savait les conditions de travail incompatibles avec une formation professionnelle decente , puisqu'averti à maintes reprises par l'étudiant ).
 
Pour bon nombre d'escrocs de l'enseignement , une école de commerce gère un business avant tout , c'est une entreprise d'abord , la sécurité et la qualité de l'enseignement , ils en ont  rien à foutre .
 
Récit :
 
Accident mortel de Benjamin Danielou : on achève bien les stagiaires...
Deux ans après les faits, l'école de gestion de la chambre de commerce de Saint-Malo refuse de reconnaître toute responsabilité dans l'accident mortel de Benjamin Danielou. Son père porte en justice l'affaire et interpelle le président Sarkozy pour imposer un cadre juridique plus protecteur aux stages, car le cas de son fils n'est pas unique. Enquête et témoignages.
 
 
 
Benjamin Danielou en Thaïlande, blessé au genou.
Voilà deux ans que Benjamin Danielou est plongé dans un coma végétatif suite à un accident grave de deux roues. Ce Malouin, âgé de 22 ans, était parti faire un stage en Thaïlande entre la deuxième et la troisième année de l'Ecole de Gestion et de Commerce de Bretagne (EGCB) quand il a été percuté par un véhicule avant d'être transporté à l'hôpital de Pattaya, la ville où il travaillait. Or, selon son père, cet accident aurait pu être évité si son établissement avait pris soin de vérifier les conditions de ce stage. Maxime Danielou a décidé de porter devant la justice l'histoire de son fils afin qu'un précédent juridique permette un meilleur encadrement des stagiaires.  
 
Rappel des faits  
Quand l'EGCB envoie Benjamin en Thaïlande pour effectuer le stage obligatoire de 13 semaines en mai 2005, Maxime Danielou est confiant. Les mails que son fils envoie à l'école n'ont pourtant rien de rassurant : il y décrit des semaines de 70 heures, sans jour de repos, s'inquiète des conditions de travail... Mais l'administration de l'école le somme de « tenir ». Le descriptif de poste évoque une mission de comptabilité dans une entreprise de tourisme, alors que le jeune homme n'a jamais reçu de cours dans cette matière. Selon l'enquête réalisée sur place par son père, Benjamin avait en réalité pour tâche de mettre à jour le site de son employeur et de recruter des « caddies » pour les golfeurs européens venant séjourner en Thaïlande. Cette société, qui n'était pas immatriculée par les autorités, s'adonnait en réalité à de la prostitution déguisée, une spécialité locale.  
 
Fin juin, pendant une balade avec sa petite amie qui l'avait rejoint, Benjamin est agressé au revolver. Il maîtrise son assaillant qui le blesse au genou avec un couteau. Son père demande à son école le rapatriement immédiat de son fils, ce que l'on peut comprendre. Mais l'école refuse, arguant qu'il doit finir son stage ! Benjamin lui-même semble vouloir demeurer sur place mais on l'imagine sous pression : les mails envoyé par son établissement insistent lourdement sur l'importance de ce stage pour son cursus. Le 3 juillet, le jeune homme est grièvement blessé au crâne dans un accident de vélomoteur. Rejoint par sa famille, il est rapatrié à la fin du mois. Amené par ses parents de spécialiste en spécialiste, Benjamin demeure dans un coma végétatif pendant deux ans. Au dernier diagnostic, émis par le Professeur Nakache, à la Pitié-Salpêtrière, aucune rémission n'est possible. De son côté, l'école n'a jamais déposé de déclaration d'accident du travail.  
 
Défaut d'assurance et dénie de responsabilité  
Interrogé par un reporter du Pays Malouin, hebdomadaire local, Patrick Charpy, directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Malo, gestionnaire de l'école, rejette toute responsabilité. Sa seule réponse consiste à demander à Maxime Danielou de prouver que l'accident de son fils a eu lieu pendant ses heures de travail. L'école avait-elle pris le minimum de précautions qui s'imposent quant au lieu du stage de Benjamin ? Pour toute vérification, Patrick Charpy confesse avoir seulement visionné le site Internet de l'entreprise. Le bureau des accidents du travail de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) d'Ille-et-Vilaine se refuse à tout commentaire, attendant les résultats de l'enquête qui débute demain et qui devrait comprendre l'audition de l'employeur sur place par un inspecteur du travail.  
 
Malgré les demandes répétées du père de Benjamin, l'école a assuré qu'elle ne déposerait jamais de déclaration d'accident. Qui plus est, le dossier qu'elle lui a transmis sur son fils ne contenait pas le formulaire L-1378, nécessaire à la couverture par la CPAM des stagiaires à l'étranger. Un responsable de l'école a même confié à Maxime Danielou que l'établissement n'avait pas contracté d'assurance complémentaire pour couvrir les étudiants en stage. Un comportement qui suggère une hypothèse terrifiante pour expliquer ce silence : en cas d'accident déclaré, l'EGCB aurait été tenue pour responsable… Et l'addition aurait été salée.  
 
« Terrible concours de circonstances banales »  
Ce n'est cependant pas sur ce point que l'avocat du père, maître Pivet, compte porter plainte auprès du procureur de la République mais pour « mise en danger de la vie d'autrui par manquement à une obligation de sécurité. » « L'école n'a pas vérifié le lieu, l'entreprise, la cohérence du stage avec le cursus, argumente l'avocat. Devant l'inquiétude de Benjamin, les responsables de l'école ont fait pression pour le convaincre de rester sur place : ces circonstances ont permis l'accident. » Julien, porte-parole du collectif Génération précaire, livre un constat funeste : « C'est un terrible concours de circonstances banales : nous avons régulièrement des histoires de ce type qui nous sont rapportées. Certains stagiaires reviennent avec le palu, travaillent pour des entreprises louches, sont réduits à un état proche de l'esclavage… Décline-t-il. Dans l'histoire de Benjamin, la fin est tragique mais tout le reste est malheureusement très classique. »  
 
Maxime Danielou mise sur le caractère exemplaire d'une telle affaire : « Si un bébé tué par un chien force le gouvernement à mettre en place une nouvelle législation sur les molosses, j'espère que le drame de mon fils pourra au moins amener à une loi qui protège mieux les stagiaires. » Déterminé, il a envoyé une lettre au président de la République (voir document ci-dessous) où il résume les conditions dans lesquelles Benjamin a été envoyé en stage. Une lettre qui, Maxime Danielou le promet, ne sera pas la dernière si elle demeure sans suite.
 
En complément de cette enquête, Marianne2007.info vous livre en exclusivité deux extraits du Parcours du combattant stagiaire, ouvrage à paraître aux éditions Mille et une nuits le 12 septembre, réalisé par des membres du collectif Génération précaire. L'occasion de préciser le contexte dans lequel l'affaire Benjamin Danielou s'inscrit :  
 
Le stage à l'étranger, une pratique à la française souvent désinvolte…  
 
« Le modèle d'un employeur individuel recrutant des stagiaires pour toutes ses tâches productives est encore plus redoutable s'il peut jouer des distances, des différences de culture et de législation. C'est un point à considérer quand on choisit un stage à l'étranger. Des filets de sécurité sur lesquels on compte en France, comme la couverture sociale, sont souvent en option dans ces stages improvisés.  
Évoquons le cas malheureux d'un jeune homme employé en stage par un tour opérateur comme guichetier sur un site marocain, sans convention de stage, et donc sans couverture de santé, qui a dû être rapatrié en urgence à cause d'une déshydratation sévère consécutive à des semaines de travail dans une cahute non climatisée… Retour à la maison en catastrophe, et tout à sa charge !  
D'aucuns vont jusqu'à s'endetter pour le voyage, le logement. »  
 
Le grand mutisme  
 
« Stage : sujet sensible dans la « famille France ». Une omerta générationnelle a perduré pendant trente ans, depuis l'époque où l'on pouvait « trouver du boulot du jour au lendemain ». Pourquoi est-il impensable aujourd'hui d'apprendre sur le tas ? Pourquoi les entreprises dédaignent-elles leur mission de formation ? Est-il seulement possible de « commencer » dans la vie active ? Questions impertinentes que se pose le jeune Français en 2007, quand l'inoxydable sexagénaire, qui pense avoir inventé la jeunesse en 1968, fait semblant de ne pas entendre… On l'a martelé il y a une dizaine d'années : la France est à la traîne en matière de stages. Le chômage étant ce qu'il était au début des années 1990, on a accusé les étudiants d'être trop scolaires et de ne pas s'adapter aux besoins des entreprises. On a pointé du doigt les universités et leur incapacité à se rapprocher du monde du travail. (Ce qui n'était pas tout à fait faux, soit dit en passant.) Les organismes d'orientation et d'insertion professionnelles se sont alors emparés du stage, le désignant comme la passerelle magique qui relierait instantanément la faculté aux entreprises. Le stage est propulsé au rang d'évidence avant même que sa pratique ne se généralise à la faculté. On ne conteste pas une évidence, et pourquoi poser des questions « naïves » ? Nul besoin de le définir à outrance ou de jouer les rabat-joie en posant un cadre législatif : le stage est la solution, à la fois formation et terrain, université et entreprise, académique, mais branchée… Car les grandes écoles ont été les précurseurs en ce domaine, elles ont vite fait de lancer la mode. […] La part de production et de responsabilités a largement augmenté, notamment pour les stagiaires en fin de cursus, alors que la part de formation a peu à peu diminué. Une vraie peau de chagrin dans certains cas ! Plus le stage s'est répandu, plus il a perdu de sa valeur. Il faut en faire toujours un de plus. Et l'emploi promis s'éloigne à vue d'œil. La question de la masse de travail fournie par les stagiaires se pose donc aujourd'hui, maintenant que nous dépassons les 800 000 individus stagiaires, chaque année, mis à la disposition des entreprises ! Le manque à gagner en cotisations sociales et patronales est très important pour l'État. Alors que la part productive des apprentis est gratifiée et s'inscrit dans la croissance du pays, celle du stagiaire n'est reconnue nulle part. »
 
 
 
 
LA SUITE :
 
http://www.marianne2007.info/Affai [...] a1807.html
 
Affaire Danielou suite : le père de Benjamin interpelle Nicolas Sarkozy (document) et la chambre de commerce s'explique … très peu
Marianne2007.info publie la lettre envoyée par Maxime Danielou au président de la République et la réaction passionnelle des responsables de la Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Malo à l'affaire.
 
 
Suite de l'affaire Danielou que nous avions révélé dans l'article « Accident mortel de Benjamin Danielou : on achève bien les stagiaires. »  
 
Comme les internautes l'ont sûrement remarqué, la Chambre de commerce et d'industrie du Pays de Saint-Malo (CCI), tutelle de l'école de gestion de Benjamin Danielou, s'est montrée fort discrète dans notre dernier article sur le terrible accident de son élève en Thaïlande. Nous avions supposé que derrière ce mutisme se cachait un certain malaise quant aux implications d'un tel drame pour un établissement supérieur qui justifie notamment les 2900€ de frais de scolarité annuelle de sa formation par le classement en tête du réseau des EGC (écoles de gestion et de commerce) dans le palmarès des écoles de commerce de l'hebdomadaire Challenges, paru le 15 décembre 2005. Mais nous ne pouvions imaginer à quel point nous étions en deçà de la réalité ! Reprenons.  
 
Injoignable mardi 28 août avant la publication de notre premier article, le directeur général a bien voulu nous parler mercredi 29 août, refusant cependant de répondre à nos question à cause de notre article, jugé « trop partisan. » « Je ne souhaite pas communiquer sur l'affaire, nous a-t-il expliqué. Puisque j'apprends que Maxime Danielou compte nous attaquer en justice, je réserve mes réactions au cadre judiciaire. » Patrick Charpy, après avoir critiqué notre déontologie, nous a conseillés (sic!) de « demander à Maxime Danielou pourquoi ses deux autres enfants s'étaient suicidés. » De son côté, le père de Benjamin nous avait, en effet, expliqué que la mort de son fils l'avait d'autant plus affecté qu'il avait perdu deux enfants quelques temps auparavant. Des faits que nous vérifierons très vite, mais qui sont difficiles à prendre au sérieux de la part d'un responsable qui refuse de répondre aux trois questions qui mettent en cause la responsabilité de son école, et qui demeureront quelle que soit la réalité du passé de la famille Danielou :  
1. Quelles vérifications avaient été faites sur l'entreprise où devait être effectué le stage ?  
2. Pourquoi avoir refusé le rapatriement après l'agression de Benjamin Danielou ?  
3. L'école a-t-elle contracté une assurance couvrant le stagiaire à l'étranger au préalable ?  
Patrick Charpy, n'ayant plus rien à nous dire, a donc passé le combiné au président de la CCI.  
 
Youenn Le Blouch a repris l'argumentaire de son directeur général tout en y a ajoutant un jugement très personnel quant à la qualité de l'article. Il s'est d'abord étonné que nous jugions urgent de publier une enquête sur l'affaire, alors que les faits avaient eu lieu deux ans auparavant. Supposant, à tort, que Maxime Danielou nous avait contactés il y a bien longtemps, il a soutenu que l'article était partie intégrante de la  
« campagne » du père de Benjamin et que le titre de notre article était « vendeur comme savent le faire les journalistes. » Après quoi, le président de la CCI a clos l'entretien par un scud, qu'il croyait imparable : « vu le peu de gens qui lisent votre journal, je ne vois pas l'intérêt d'y répondre » avant de nous raccrocher au nez (1). Nous lui souhaitons la visite prochaine de TF1 et de France 2. Non pas pour faire la promotion de l'établissement dont il a la charge, mais pour que les pouvoirs publics prennent conscience de la nécessité impérieuse de renforcer la protection des stagiaires. A Saint-Malo comme ailleurs.  
 
(1) L'attaché de presse de la CCI n'a sans doute pas informé son Président que la diffusion de Marianne dépasse cet été les 300 000 exemplaires et que les lenquêtes de lectorat nous créditent de plus d'un million de lecteurs; le site Marianne2007.info, quant à lui engrange entre 500 000 et un million de visites par mois.
 
Lettre adressée par Maxime Danielou, le père de Benjamin, au président de la République.  
 
 
 
Maxime DANIELOU  
35400 SAINT MALO  
 
 
Monsieur Nicolas SARKOZY  
Président de la République  
55, rue Faubourg St Honoré  
75008 PARIS  
 
Objet : Mort de mon fils, étudiant en stage.  
 
SAINT-MALO, le 15 août 2007  
 
 
Monsieur le Président de la République,  
 
J'ai l'honneur de vous informer qu'en juillet 2005, notre fils âgé de 20 ans a été victime d'un terrible « accident » alors qu'il effectuait un stage international en Thaïlande dans le cadre de ses études.  
Depuis cette date, il est entré dans un coma végétatif irréversible. Il va mourir.  
Cela ne serait qu'un triste fait divers si le contexte de ce drame ne révélait pas :  
 
• Des dysfonctionnements graves au sein de son Etablissement d'Enseignement.  
• L'urgence de protéger les stagiaires par un cadre juridique clair.  
 
Je ne m'étendrai pas sur les détails de cette affaire.  
La Presse en parlera longuement dans les semaines à venir.  
 
Permettez-moi de vous résumer le contexte en quelques lignes :  
 
• Notre fils Benjamin a été envoyé en stage de comptabilité dans une entreprise thaïlandaise pour 13 semaines, alors qu'il n'avait pas une heure de comptabilité au programme de sa scolarité en 2005.  
• Il s'est avéré que cette « entreprise » n'avait aucun salarié, et ne faisait l'objet d'aucune déclaration d'existence en Thaïlande.  
• Son activité commerciale (séjours de golf en Thaïlande) reposait sur un site Internet, animé par un homme seul, de nationalité britannique qui travaillait à son domicile.  
• Sa véritable source de revenus reposait sur la fourniture de jeunes prostituées aux « golfeurs » et Benjamin était chargé de ce « recrutement ».  
• Benjamin travaillait 7 jours/7 sans le moindre jour de congé.  
• Il travaillait de 6 heures du matin à 22H30.  
• Sans rémunération, sans logement, sans la moindre indemnité.  
• Tous ses frais étaient à sa charge.  
• Il avait informé son Ecole de Commerce de ses conditions de travail démentielles.  
• Il lui avait demandé d'intervenir pour normaliser la situation, et avait souhaité arrêter son stage.  
• Tout lui a été refusé !  
 
• Le 25 juin 2005, Benjamin a fait l'objet d'une agression par arme à feu et arme blanche dans le cadre d'une mission donnée par son maître de stage.  
• J'ai demandé à la Direction de son Ecole qu'il soit mis fin à son stage.  
• Parallèlement, j'ai demandé qu'une déclaration d'accident du travail soit faite.  
• Cette Ecole a refusé d'accéder à mes deux requêtes.  
• Le 3 juillet 2005, Benjamin a été victime d'un « accident » de la circulation.  
• A nouveau, j'ai demandé qu'une déclaration d'accident du travail soit faite.  
• Après 4 semaines en réanimation intensive à Bangkok, et après plusieurs opérations délicates, Benjamin a enfin pu être rapatrié en France dans un état critique.  
• L'Ecole a toujours refusé de procéder aux déclarations d'accident du travail d'usage.  
• Le 2 juillet dernier, 24 heures avant la déchéance des droits de Benjamin, j'ai procédé moi-même à la déclaration d'accident du travail auprès de la CPAM.  
• Après enquête, il apparaîtrait que l'Ecole n'avait pas souscrit auprès de la CPAM l'assurance accident du travail pour Benjamin.  
• Cette assurance est pourtant obligatoire pour toute Ecole envoyant des stagiaires à l'étranger.  
 
Cette dramatique affaire va entraîner la mort de mon fils, jeune stagiaire. Elle va connaître un volet pénal dès le mois prochain.  
 
Vous me pardonnerez d'avoir été un peu long dans l'exposé des faits, mais chaque ligne pointe un dysfonctionnement important comme vous n'avez pas manqué de le remarquer.  
 
A présent, il faut absolument que vous interveniez pour :  
 
• La mise en place d'un véritable statut qui PROTEGE les étudiants stagiaires  
• Pour que des OBLIGATIONS DE VIGILANCE minimales soient imposées aux Établissements d'enseignement.  
 
Il y a trop d'abus en ce domaine. Des millions de Français sont concernés et sont prêts à tout accepter, tout payer et tout subir en croyant assurer l'avenir de leurs enfants.  
 
Trop souvent, ils contribuent à la création d'une "situation d'exploitation négrière" qui convient parfaitement aux Écoles (elles sont payées durant les stages sans contrepartie) et aux entreprises (qui ne payent pas une main d'oeuvre prête à tout).  
 
Pendant ce temps, nos Jeunes donnent le meilleur d'eux-mêmes, acceptent tout et n'hésitent pas à s'exposer aux pires risques quand il le faut pour obtenir un diplôme!  
 
Benjamin en est la preuve. Et il aura trouvé la mort à 20 ans au bout du chemin!...  
Combien sont-ils à être passés près d'une catastrophe similaire?  
 
Je sais que Mme PECRESSE et M. BERTRAND sont en charge de ces problèmes et que le sujet doit être abordé en octobre prochain. Pourriez-vous leur faire part du cas de Benjamin et de nos doléances ?  
 
Recevez, Monsieur le Président de la République, l'assurance de mon profond respect.
 
 
 
ECOEURANT  
ECOEURANT  
ECOEURANT
 :fou:  :fou:  :fou:


 
 
Merci pour ce post!
 


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Les petites gens parlent des gens, les gens médiocres parlent des évenements, les grands esprits parlent des idées!
n°508895
anaelle29
Profil : Doctinaute d'or
Posté le 30-08-2007 à 18:00:47  profilanswer
 

Il faut se méfier de toutes ces écoles qui se prétendent "de commerce". Les seules fiables (et qui garantissent un boulot à la sortie) sont celles que l'on obtient sur concours APRES la prépa HEC. Et encore, il faut se méfier des écoles de bas de tableau qui sont loin d'avoir un taux de placement glorieux sur le marché de l'emploi.

n°508909
allegorie
Profil : Doctinaute d'or
Posté le 30-08-2007 à 18:05:41  profilanswer
 

anaelle29 a écrit :

Il faut se méfier de toutes ces écoles qui se prétendent "de commerce". Les seules fiables (et qui garantissent un boulot à la sortie) sont celles que l'on obtient sur concours APRES la prépa HEC. Et encore, il faut se méfier des écoles de bas de tableau qui sont loin d'avoir un taux de placement glorieux sur le marché de l'emploi.


 
 
ouais, rien que pour le prix, mieux vaut aller en fac, on ne nous force à rien au moins, puisque tout le monde s'en branle des étudiants :D  
 
j'avais voulu entrer dans une esc, mais bon quand j'ai vu les frais d'inscription :ouch:  :ouch: , je me suis vite défilée

n°508944
pixma2
Profil : Fidèle
Posté le 30-08-2007 à 18:16:24  profilanswer
 

anaelle29 a écrit :

Il faut se méfier de toutes ces écoles qui se prétendent "de commerce". Les seules fiables (et qui garantissent un boulot à la sortie) sont celles que l'on obtient sur concours APRES la prépa HEC. Et encore, il faut se méfier des écoles de bas de tableau qui sont loin d'avoir un taux de placement glorieux sur le marché de l'emploi.


 
C'est pas tout à fait vrai ce que tu dis là concernant les prépas HEC. Il y a de plus en plus de grande école (dans le top 10) qui ouvrent leurs portes aux étudiant venant de la fac et autres... Et puis il y a des petites écoles spécialisée qui délivrent un enseignement de qualité et qui sont reconnus par les entreprise du secteur!!  
 
Et je parle en connaissance de cause car j'ai fait une école de commerce (qui ne fait pas partie du top 10 ) et j'ai trouvé le travail que je désirais la semaine même de l'obtention de mon diplôme!!!  


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Les petites gens parlent des gens, les gens médiocres parlent des évenements, les grands esprits parlent des idées!
n°508945
anaelle29
Profil : Doctinaute d'or
Posté le 30-08-2007 à 18:16:55  profilanswer
 

allegorie a écrit :

ouais, rien que pour le prix, mieux vaut aller en fac, on ne nous force à rien au moins, puisque tout le monde s'en branle des étudiants :D  
 
j'avais voulu entrer dans une esc, mais bon quand j'ai vu les frais d'inscription :ouch:  :ouch: , je me suis vite défilée


 
 
Tu sais les banques prêtent. J'ai tout emprunté et je payais mon loyer avec ma bourse d'état.  
Seulement, il ne faut faire cela que si on a une bonne école. Ca ne vaut pas la peine de s'endetter autant pour une école de commerce de moyenne ou basse catégorie (car les débouchés sont moyens).
Les gens voient "école de commerce" et ne comprennent pas qu'il y a une hiérarchie entre elles (les employeurs fixent les salaires de sortie en fonction de l'école....). Quand je vois des jeunes emprunter beaucoup pour faire des écoles de seconde catégorie, j'ai mal pour eux.

n°508984
pixma2
Profil : Fidèle
Posté le 30-08-2007 à 18:34:07  profilanswer
 

anaelle29 a écrit :

Tu sais les banques prêtent. J'ai tout emprunté et je payais mon loyer avec ma bourse d'état.  
Seulement, il ne faut faire cela que si on a une bonne école. Ca ne vaut pas la peine de s'endetter autant pour une école de commerce de moyenne ou basse catégorie (car les débouchés sont moyens).
Les gens voient "école de commerce" et ne comprennent pas qu'il y a une hiérarchie entre elles (les employeurs fixent les salaires de sortie en fonction de l'école....). Quand je vois des jeunes emprunter beaucoup pour faire des écoles de seconde catégorie, j'ai mal pour eux.


 
Les petites écoles nécessitent moins d'argent aussi.
 
généralement le salaire de ta premiere année de travail couvre trés largement tes frais de scolarité!


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Les petites gens parlent des gens, les gens médiocres parlent des évenements, les grands esprits parlent des idées!
n°508987
allegorie
Profil : Doctinaute d'or
Posté le 30-08-2007 à 18:37:53  profilanswer
 

anaelle29 a écrit :

Tu sais les banques prêtent. J'ai tout emprunté et je payais mon loyer avec ma bourse d'état.  
Seulement, il ne faut faire cela que si on a une bonne école. Ca ne vaut pas la peine de s'endetter autant pour une école de commerce de moyenne ou basse catégorie (car les débouchés sont moyens).
Les gens voient "école de commerce" et ne comprennent pas qu'il y a une hiérarchie entre elles (les employeurs fixent les salaires de sortie en fonction de l'école....). Quand je vois des jeunes emprunter beaucoup pour faire des écoles de seconde catégorie, j'ai mal pour eux.


 
oui, mais je me demande si le jeu en vaut la chandelle
 
je veux dire au niveau des débouchés professionnels et salaire

n°508996
anaelle29
Profil : Doctinaute d'or
Posté le 30-08-2007 à 18:43:09  profilanswer
 

allegorie a écrit :

oui, mais je me demande si le jeu en vaut la chandelle
 
je veux dire au niveau des débouchés professionnels et salaire


 
 
Si t'as une des "grandes", oui largement. Je parle en connaissance de cause.

n°509002
legendre6
Posté le 30-08-2007 à 18:45:40  profilanswer
 

allegorie a écrit :

il aurait dû rentré de lui-même en France et ne plus fréquenter cette école


 
 
Ca aurait été le plus raisonnable mais le problème , c'est que ce type d'établissement dirigé par des gens qui n'y voit qu'un business , il pratique un chantage sur les étudiants mécontents : "vous avez investi ( notez le terme employé ) pour trois années d'études , vous allez tout foutre en l'air pour une pécadille ..." . Parceuq ces établissements , ils font de la pub aussi , regardez les pages d'accueil web ou les plaquettes pour attirer les candidats : de la pub !
 
Alors , il faut que tout le moinde dise que leur école est super génial et celui qui dit le contraire , "c'est un type qui a raté  sa scolarité , il dit ça pour se venger , il est pas capable d'assumer son manque de sérieux dans sa formation alors il rejette sa faute sur l'école mais on est habitué à ce genre de réaction ..."
 
Les écoles là prennent à la gorge les étudiants et leurs parents par la voie économique . L'argent des études , c'est devenu carrément un investissement qu'il faut rentabiliser . Les étudiants et les parents se disent bon il y en a que pour deux , trois ans ... Soyons patients . et puis viens un jour ou ça tourne mal pour de bon , comme ce qui est arrivé ici . Et ils espèrent que le diplôme décroché ou la référence de l'école sera vraiment un atout pour décrocher un bon job . Combien de déçus ...?  
 
 
Sans blague , combien d'entre nous penserait qu'on peut se faire tuer rien qu'en allant en Thailande , en cotoyant des macs et leurs clients ? En thailande , on cotoye tous les jours ces gens sauf si on se planque dnas son hotel ...
 
 

n°509009
legendre6
Posté le 30-08-2007 à 18:50:40  profilanswer
 

allegorie a écrit :

ouais, rien que pour le prix, mieux vaut aller en fac, on ne nous force à rien au moins, puisque tout le monde s'en branle des étudiants :D  
 
j'avais voulu entrer dans une esc, mais bon quand j'ai vu les frais d'inscription :ouch:  :ouch: , je me suis vite défilée


 
 
La fac est plus protégée car à l'origine ( Moyen Age ) c'est pas un business , mais ça ne devait former que des savants ou des professeurs . Maintenant avec la volonté de préparer les étudiants à avoir un boulot , on a introduit des formations qui sont pas adaptées au universités : celle-ci ne dispense qu'une formation intellectuelle , sa vocation n'est pas de vous faire décrocher un job . décrocher un job vite , c'est aux écoles de commerce , de sécrétariat ... de le faire .
La fac est vraiment un centre intellectuel qui protège pas trop mal ses étudiants . ( c'est pas parfait mais frais d'inscriptions faibles et à 80 % pour la sécu ) ? Je parle des vieilles universités , à l'ancienne , pas de Jussieu par exemple .

n°509011
legendre6
Posté le 30-08-2007 à 18:52:29  profilanswer
 

En tout cas l'Egc fait tout pour étouffer l'affaire car une mauvaise pub , c'est pas bon pour son image de marque et ses bénéfs .
Ca c'est dégueulasse .
 
Et génération précaire a des témoignages presque aussi révoltants dans ce sens .
 

n°509319
teddy-bier​e
voleuse de bétail....
Profil : Doctinaute Hors Compétition
Posté le 30-08-2007 à 21:54:55  profilanswer
 

je regrette pas que mes parents ai pas de pognon pour me payer une ecole de commerce...


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chi va piano va sano e quoi va sano va lontano[:kanayou]
n°509340
legendre6
Posté le 30-08-2007 à 22:28:36  profilanswer
 

Mais les écoles qui te démarchent dans les salons ( que faire après le bac , par exemple ) te disent : " mais les banques vous font un prêt , que vous remboursez avec votre première année de salire , parce que vous allez vite décrochez un bon boulot ,vous êtes un winner !" Bien sûr ,toi tu réponds pas non et tu te laisses séduire .
 
La séduction a envahi le monde du fric ...

n°509385
jackk3
Profil : Doctinaute de diamant
Posté le 30-08-2007 à 23:06:07  profilanswer
 

legendre6 a écrit :

En tout cas l'Egc fait tout pour étouffer l'affaire car une mauvaise pub , c'est pas bon pour son image de marque et ses bénéfs .
Ca c'est dégueulasse .
 
Et génération précaire a des témoignages presque aussi révoltants dans ce sens .


 
Leur forum reste muet  
 
http://www.cultureco.com/chat-bts/ [...] ,81.0.html
 
j'ai pas trouvé leur mail, ça vaudrat le coup !


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" La presse libre n'existe pas. Vous, chers amis, le savez bien, moi je le sais aussi. Aucun de vous n'oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes les pantins qui sautent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir faire, nos capacités et notre vie même leur appartiennent. Nous sommes les outils et les laquais des puissances financières derrière nous. Nous ne sommes rien d'autre que des intellectuels prostitués ".  
John Swaiton, l'éditeur du New York Times, lors de son discours d'adieu.
 
"Il est aussi dans l'intérêt d'un tyran de garder son peuple pauvre, pour qu'il ne puisse pas se protéger par les armes, et qu'il soit si occuppé à ses tâches quotidiennes qu'il n'aie pas le temps pour la rebellion."  
n°509460
legendre6
Posté le 31-08-2007 à 00:25:40  profilanswer
 

Voici l'adresse de leur site trouvé sur google :
 
http://www.egc-bretagne.com/

n°509462
legendre6
Posté le 31-08-2007 à 00:27:06  profilanswer
 

Bien sûr que les forums doivent rester muets , il faut pas faire peur aux clients qu'on traite comme des jeunes qu'on accepte par bonté de prendre en scolarité ( d'où les prix exorbitants )  

n°509530
jackk3
Profil : Doctinaute de diamant
Posté le 31-08-2007 à 10:02:51  profilanswer
 

legendre6 a écrit :

Bien sûr que les forums doivent rester muets , il faut pas faire peur aux clients qu'on traite comme des jeunes qu'on accepte par bonté de prendre en scolarité ( d'où les prix exorbitants )


 
Pourquoi tu tentes pas une inscription et un cop/coll de ton premier post ??? tu risque d'etre bani ? trop tard !


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" La presse libre n'existe pas. Vous, chers amis, le savez bien, moi je le sais aussi. Aucun de vous n'oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes les pantins qui sautent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir faire, nos capacités et notre vie même leur appartiennent. Nous sommes les outils et les laquais des puissances financières derrière nous. Nous ne sommes rien d'autre que des intellectuels prostitués ".  
John Swaiton, l'éditeur du New York Times, lors de son discours d'adieu.
 
"Il est aussi dans l'intérêt d'un tyran de g