C'est déjà une séquence médiatique, des années avant le tout-télé. Ce 1er février 1954, une voix sortie de Radio Luxembourg prend la France au coeur : «Mes amis, au secours! Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l'avait expulsée.» Henri Grouès, 42 ans, dit l'abbé Pierre, vient d'entrer dans l'histoire. On meurt dans les rues cet hiver-là, les canalisations gèlent, des enfants naissent dans des cabanes de fortune, par des froids de -10 degrés... La France de 1954, où les sans-logis se comptent par dizaines de milliers, et les HLM font figure de paradis pour les habitants des bidonvilles, est à des années-lumière de notre réalité. La pauvreté y est palpable, quotidienne, tragique. Mais l'abbé Pierre est une figure étonnamment moderne, un précurseur des militants d'aujourd'hui.
Ce prêtre engagé dans la Résistance, député chrétien-démocrate à la Libération, a renoncé à la politique pour ce qu'on appellerait aujourd'hui la société civile et l'action humanitaire. Ses « chiffonniers d'Emmaüs », créés en 1949, tentent de venir à l'aide aux sans-abri. Son action souligne, en creux, l'impuissance de l'Etat et l'incapacité du grand « ministère de la reconstruction urbaine » à juguler la crise. Et son appel de février 1954, plus encore qu'une «insurrection de la bonté», est un appel aux citoyens pour résoudre eux-mêmes le problème : «Chacun de nous peut venir en aide aux sans-abri. Il nous faut, pour ce soir et au plus tard pour demain, 5 000 couvertures, 300 grandes tentes américaines, 200 poêles catalytiques. Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l'asphalte ou sur les quais de Paris.» L'appel fait exploser le standard de la station. Les dons affluent. Les actualités cinématographiques montrent l'abbé Pierre réceptionnant couvertures et matelas devant le Panthéon. Les caméras s'attardent sur les bons samaritains d'un soir, des gens simples, capables, moins de quinze ans après l'exode de 1940, de s'identifier aux réfugiés de la pauvreté. C'est un instant de communion que chaque mouvement, ensuite, tentera de retrouver, et que les politiques essaieront de satisfaire. Mais il faudra plus de vingt ans pour que les grands bidonvilles soient éradiqués.
En février 2004, cinquante ans après, l'abbé Pierre, devenu compagnon de route des jeunes gens de Droit au Logement, invitera la France à retrouver cet élan oublié. «Malheur à nous, les gens heureux», lancera-t-il, pensant aux 3,7 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Mais cet appel-là ne rencontrera que l'indifférence. Les Enfants de Don Quichotte sont une revanche du vieil abbé.
Claude Askolovitch
Le Nouvel Observateur
Message édité par bluelysou le 25-11-2008 à 08:06:58
ptain t'arrive qd même à nous sortir n'importe nawak pour faire ta propag anti capitalisme toué
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Troll officiel de doctissimo Certains voient notre planète comme étant misérable , d'autres non. C'est selon que l'on est pessimiste ou optimiste. C'est l'histoire du verre à moitié vide que d'autres verront à moitié plein.
appolon9
Profil : Doctinaute de diamant
Posté le 01-11-2008 à 23:10:47
Coluche, on l'oublie ?
luxuries
mademoiselle forever Profil : Doctinaute d'argent
Posté le 02-11-2008 à 04:16:56
y a un air de famille... c'est son fils?
luxuries
mademoiselle forever Profil : Doctinaute d'argent
Posté le 02-11-2008 à 04:48:26
il est quand même très agressif ce monsieur legrand, en plus il coupe la parole sans arrêt, je déteste les gens comme ça.
je lui donnerai pas un rond.
Deux merdeux. L'Augustin il prend de la coke pour être aussi nerveux ?
Et puis ils tombent dans le bon vieux truc démago à la mode en ce moment (Ségo l'a fait aussi pour la CAMIF) : "l'état a donné tant aux banques pourquoi pas à nous". C'est oublié que si les banques n'avaient pas été sauvées, plus rien n'existait et tous les centres d'hébergement du monde n'auraient pas suffi !
Ma façon de plaisanter est de dire la vérité. C'est la meilleure plaisanterie au monde.
Mark Twain
emimi
Profil : Doctinaute Hors Compétition
Posté le 02-11-2008 à 09:28:52
augustin legrand je l'ai vu dans une autre emission avec je sais plus quelle femme politique, il est impoli, irrespectueux et n'ecoute rien
alors oui je comprend qu'il y a des gens qui meurt de froid, cependant il n'y a pas assez de logement pour tout le monde et cela ne peux pas changer du jour au lendemain, lui il veut tout tout de suite mais c'est pas possible il faut du temps beaucoup de temps et d'argent
maintenant bon on va encore me dire que je suis mechante mais combien de ces personnes mal logé ont fini a la rue car eux même ne payait plus leur loyer, pour avoir un logement c'est con mais faut payer , alors la caf aide pour payer un logement et certain on que 30 euro a sortir mais ne les sorte pas et ceux meme dans les logement sociaux.
il faut que tous soit conscient que la premiere chose a faire tout les mois c'est de payer son toit sur la tete, il y aurai deja moin de monde dehors si chacun faisait cela.
après nous tout ce qu'on peut faire a notre niveau c'est quoi leur donner a manger, une couverture, des habit chaud pour le reste faut attendre que la politique bouge mais ca on peut pas le faire du jour au lendemain
le soucis aussi c'est que pour changer tout cela il faut aussi que limiter l'immigration et ca entraine aussi le renvoi dans leur pays de certain sans papier, c'est triste mais pour avoir des logement pour les sdf faut aussi virer les sans papier car on ne peut pas récupéré toute la misère du monde tant que l'on a pas regler nos propre soucis en france.
et ce sont les meme personne qui vont defendre les sdf et crier au scandale dès qu'on va virer un sans papier, la france ne peut pas accueillir tout le monde, la preuve en est tout ses gens qui creve de froid et de faim dehors
Deux merdeux. L'Augustin il prend de la coke pour être aussi nerveux ?
Et puis ils tombent dans le bon vieux truc démago à la mode en ce moment (Ségo l'a fait aussi pour la CAMIF) : "l'état a donné tant aux banques pourquoi pas à nous". C'est oublié que si les banques n'avaient pas été sauvées, plus rien n'existait et tous les centres d'hébergement du monde n'auraient pas suffi !
on a juste envie de lui mettre un pain pour qu'il se calme et ferme sa gueuele.
Faut qu'ils les logent chez eux ces gauchos merdos!!!
Là ils serviront à queqchose!
C'est pas faux ça. Même si je compatis au sort des sans abris, il faut bien reconnaître que beaucoup sont dans la rue par choix dans un premier temps (après, ils s'aperçoivent que ce n'est pas évident), et une fois tout à fait hors circuit, ils hurlent au droit d'avoir un logement tout en ayant échappé au boulot. Le beurre et l'argent du beurre quoi.
Quant aux fameuses tentes, ça a été un sacré bordel là où elles étaient installées. Dans la ville où je vis, les don quichotte n'ont rien trouvé de mieux que d'installer les tentes devant le syndicat d'initiative : super image pour la ville que ces dizaines de clodos beurrés du matin au soir qui se battaient à coup de tessons de bouteilles.
C'est pas faux ça. Même si je compatis au sort des sans abris, il faut bien reconnaître que beaucoup sont dans la rue par choix dans un premier temps (après, ils s'aperçoivent que ce n'est pas évident), et une fois tout à fait hors circuit, ils hurlent au droit d'avoir un logement tout en ayant échappé au boulot. Le beurre et l'argent du beurre quoi.
Bien parlé, et je rajouterais que cette initiative de Don Quichotte est probablement encore une fois un coup fourré des associations inféodés par les âmes douteuses soit disant sensibles aux malheurs des autres mais qui ne sont que des courroies de transmission politiques..., et qui, à l'approche de l'hiver et des fêtes nous emmerdent en jouant sur nos sentiments pour faire parler d'eux contre le pouvoir actuel. Il est temps de mettre un terme à cette surenchère inadmissible et que je trouve écœurante...
C'est pas faux ça. Même si je compatis au sort des sans abris, il faut bien reconnaître que beaucoup sont dans la rue par choix dans un premier temps (après, ils s'aperçoivent que ce n'est pas évident), et une fois tout à fait hors circuit, ils hurlent au droit d'avoir un logement tout en ayant échappé au boulot. Le beurre et l'argent du beurre quoi. Quant aux fameuses tentes, ça a été un sacré bordel là où elles étaient installées. Dans la ville où je vis, les don quichotte n'ont rien trouvé de mieux que d'installer les tentes devant le syndicat d'initiative : super image pour la ville que ces dizaines de clodos beurrés du matin au soir qui se battaient à coup de tessons de bouteilles.
Là tu parles des fantasmes bobo c'est ça?
non parceque sors avec le SAMU social pendant une semaine, tu entendras ce qu'est la vraie histoire des gens dans la rue.... C'est pas Rémi sans famille hein la situation des SDF dans Paris.... Problèmes de santé, problème de logement, séparation, perte d'emploi... Comme dans la vie quoi, y a certainement autantd e situations génériques que de personnes à la rue ....
Bien parlé, et je rajouterais que cette initiative de Don Quichotte est probablement encore une fois un coup fourré des associations inféodés par les âmes douteuses soit disant sensibles aux malheurs des autres mais qui ne sont que des courroies de transmission politiques..., et qui, à l'approche de l'hiver et des fêtes nous emmerdent en jouant sur nos sentiments pour faire parler d'eux contre le pouvoir actuel. Il est temps de mettre un terme à cette surenchère inadmissible et que je trouve écœurante...
Bah oui, on te donne à voir des choses qui brillent pas hein entre 2 pages de pub .... Mon pauvre, quelle infamie que de te faire savoir la chance que tu as....